La toiture doit-elle respecter des normes d’étanchéité ?

Qu’il s’agisse d’une rénovation de toiture ou d’une création, il sera nécessaire de respecter des normes. Ces normes sont regroupées dans des DTU (Document Technique Unifié). Il s’agit d’un document qui devra être respecté par les professionnels du bâtiment. Si vous souhaitez faire les travaux vous-mêmes, vous n’êtes pas dans l’obligation de les respecter. En revanche, il faut savoir qu’en cas de sinistre, les experts en assurances et judiciaires se réfèrent à ces règles techniques.
Les normes d’étanchéité pour toiture ont été réunies dans le DTU 43. Il est composé de quatre parties distinctes qui abordent les différents types de toitures pouvant être mises en construction et la couverture.
La norme va concerner les travaux d’étanchéité et change selon la construction. Il peut s’agir de porteurs en bois, d’une structure en maçonnerie, etc. La norme changera également en fonction des éléments de l’étanchéité, comme pour les revêtements en bitume ou des ouvrages plus spécifiques.

Les différents types de normes d’étanchéité pour une toiture

Le DTU 43.1 et 43.2 pour les travaux d’étanchéité de toiture

Ils concernent les toitures à faible pente (< à 5 %) ou dont la structure est en maçonnerie, même si la pente est > à 5 %. Il s’agit surtout des toits-terrasses. Le toit-terrasse peut être équipé d’un pare-vapeur ou d’une protection lourde (gravier, dalle de bois, pierres sur plots, etc.).
Le DTU 43.1 impose des normes quant à l’utilisation des matériaux nécessaire à la mise en oeuvre de l’étanchéité. Il s’agit notamment des matériaux pour le pare-vapeur, de l’isolation thermique, du revêtement d’étanchéité, etc.
Le DTU 43.2 concerne les éléments d’étanchéité de la toiture.

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Le DTU 43.3 pour les toitures en tôle

Il s’agit des toitures en tôles d’acier nervurées avec revêtements d’étanchéité. De la même manière, il établit le choix des matériaux (cahier des clauses techniques), les caractéristiques des tôles d’acier et leur fixation (cahier des clauses spéciales).
Le DTU énonce donc toutes ces spécificités, mais aussi les conditions préalables à la pose de ce type de toiture. Il définit notamment le support de pose, les règles concernant l’isolant, les produits relatifs à l’étanchéité, etc.

Le DTU 43.4 relatif aux toitures avec éléments porteurs en bois

Il concerne en effet les toitures avec un élément porteur en bois, avec la prise en compte de l’étanchéité et de l’évacuation de l’eau pluviale.
Il est bien précisé les spécificités pour une toiture-terrasse ou à faible pente (< 5 %) et une pente plus importante (> 5 %).Le document va distinguer également une toiture chaude (isolant disposé en face extérieur avec une membrane frein vapeur) et une toiture froide (l’isolant est placé sous la toiture).

Le DTU 43.5 relatif à la réfection de l’étanchéité des toitures

Ce DTU concerne tous types de toitures, qu’il s’agisse d’un toit-terrasse ou d’un toit incliné, quels que soient les éléments porteurs.
Il inclut les règles concernant l’étude de l’étanchéité des ouvrages (pente, isolation, couverture, etc.), les travaux de préparation (aération, cheminée, etc.), la mise en oeuvre des ouvrages d’étanchéité (membrane pare-vapeur, isolation thermique, etc.).

Les spécificités concernant les toitures-terrasses

Les toitures-terrasses sont soumises à certaines normes techniques spécifiques. Ces ouvrages particuliers nécessitent également un entretien particulier des matériaux relatifs à l’étanchéité.

Les clauses particulières de l’étanchéité des toits-terrasses

Le risque d’infiltration sur les toitures-terrasses est plus important que sur les toits avec pente qui permettent un écoulement de la pluie naturellement plus simple.
Les matériaux disponibles pour la mise en oeuvre de l’étanchéité d’une toiture-terrasse ont fortement évolué sur ces dernières années, ainsi que toutes les techniques. Les documents ont également dû évoluer.
À titre d’exemple, la couverture végétalisée s’est fortement développée. Elle a été mise en avant pour des raisons écologiques et plus esthétiques que le bitume. Le toit végétalisé sur un bâtiment a un avantage thermique et il retient l’eau de pluie, assurant une meilleure protection.
De la même manière, il a été nécessaire d’instaurer des règles spécifiques concernant les toitures-terrasses en altitude. Le climat de la montagne a imposé de créer le DTU 43.11 pour un bâtiment se trouvant entre 900 et 2 000 mètres d’altitude. Il s’agit d’assurer une meilleure isolation dans un climat peu favorable.
Pour prévenir les infiltrations, il est possible d’installer des relevés d’étanchéité. Il s’agit d’ouvrage d’étanchéité appliqué sur tout ou partie de la hauteur d’un relief et raccordé aux parties courantes du revêtement d’étanchéité. Les relevés sont souvent constitués par un élément séparé de la partie courante.

Maintenant que vous connaissez tout des normes, penchons-nous sur les formalités administratives relatives aux travaux de toiture.

L’entretien et la maintenance de l’étanchéité des toitures-terrasses

L’étanchéité de la toiture-terrasse impose un entretien plus régulier, car une infiltration dans le revêtement causera des dégâts plus importants.
Il est possible de prévoir cet entretien régulier avec une société qui vous donnera son avis sur la périodicité en fonction du climat, de l’environnement, du type de couverture ou l’usage qui en est fait. L’entretien consistera en un nettoyage et une vérification du bon écoulement de l’eau pluviale.
En cas de fuites, il sera nécessaire d’établir un diagnostic des revêtements. Pour les toitures-terrasses en béton avec une protection lourde, il pourra être utilisé la technique du test à la fumée ou la technique de la mise en eau. La réparation se fera en fonction du diagnostic et dans le respect des normes d’étanchéité.

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